[billet] On veut plus de gingin aux Audacity Awards

Bravo aux lauréats. Mille fois bravo. Ils se battent pour le monde de demain. Mais…Ce mardi 15 novembre 2016, c’était la grande fête des Audacity Awards au VIP à Saint-Nazaire. C’est un concours vraiment utile, unique, une initiative à développer. Un événement jeune, tout juste 5 ans. En revanche, il y a encore quelques erreurs de jeunesse à corriger. On aimerait vraiment que les Audacity Awards la jouent plus pro…Trois axes possibles d’amélioration.

 

 

1-Une nouvelle catégorie « défi numérique » perfectible

Dans la toute nouvelle catégorie « défi numérique » : des candidats au potentiel énorme ! (Pour ne parler que de deux de ces pépites) Un guide local collaboratif : devdu.bzh, et Swarmbird qui offre la possibilité d’animer Twitter via un compte multi-contributeurs ! Une machine de guerre dans le Social Media Management. On se demande pourquoi une telle entreprise n’a pas remporté la victoire… C’était la start-up locale du web à mettre en lumière. Une boîte d’ingénieurs accède à ce prix du défi numérique. Ils vont finaliser prochainement un projet -dont la presse n’a pas vraiment le droit de parler- destiné à la sécurité des acteurs du nautisme. (Ndlr : Ces lauréats ne sont pas en capacité de communiquer, ils ne sont donc volontairement pas cités dans cet article.) Remettre en question cette victoire n’est pas l’objet ici. Bravo à eux ! Côté organisation, on peut toutefois s’interroger sur la pertinence de lancer des porteurs de projet dans le feu des projecteurs alors que leur idée relève toujours du secret industriel !?

Pour le monde du web de Saint-Nazaire, c’est une occasion loupée là. Tout simplement parce que le jury des Audacity Awards attribue un prix à des candidats dans une catégorie trop ouverte qui aurait pu laisser la place à d’autres entrepreneurs tout aussi innovants. Tentons l’objectivité dans toute cette subjectivité ; dans un an les gagnants vont casser la baraque, en 2017, ils auraient pu tout aussi bien remporter le défi « produit innovant » ou le défi « service innovant ». Pourquoi ne pas ouvrir une catégorie spécifique aux start-up locales du web ?  A l’heure de la révolution digitale, cela paraît complétement fondamentale. M’enfin ! La Nantes Saint-Nazaire Digital Week ne devait pas justement booster aussi les petites Start-up pureplayers du territoire ? Pourquoi faire concourir des supers porteurs de projet dans une catégorie où ils n’auront finalement aucune chance de gagner ?

2-Des vidéos parfois « étranges »

Le déroulement la soirée a été parfait. Rien à redire. On ne va pas se mentir, cela reste une excellente soirée. Pourtant…Avant chaque remise de prix, les candidats furent présentés par le biais d’un reportage vidéo. Et c’est là que le bât blesse. De très belles images filmées en mode manuel… Sauf que les séquences n’avantageaient pas tous les candidats. Ils devaient eux-mêmes préparer leur texte. Pas de coaching de placement de voix face caméra, pas de diversité des plans et des lieux, au montage pas de suppression des « euh » ou des tics de langage, pas de déplacement du cadreur dans les locaux ou dans la ville des candidats, absence d’images d’illustrations…Beaucoup de vidéos peu réutilisables par la suite.

Les Audacity Awards peuvent quand même faire mieux que ça non ?

 

3- L’effet de surprise biaisé aux Audacity Awards

Malheureusement ce n’est pas tout. Mardi 15 novembre : 17 heures, la presse est convoquée pour une conférence. La cérémonie commence deux heures plus tard. On nous dévoile alors les gagnants qui se présentent les uns après les autres. Vous avez bien lu. Le plan de communication médias fait partie des lots à gagner. Une soirée surfaite où les malheureux postulants croient encore à leur chance pendant que les gagnants dépassent déjà le stade de la jubilation de la victoire. Là on frôle le carton rouge quand même. Vous allez nous dire : « ils sont trop idéalistes chez Actu Ouest ». Oui certainement. En attendant, en 2017, il faudra forcer un peu sur le « gingin » !

 

Les lauréats :

Cyril MONHAROUL / Ferchaud Ingénierie

Julie SELOU / Projet Mat’leau / entreprise Durable Water Management

Jérôme LHOMMEAU / Contes et Nerf d’Acier

Clémence PRIOU et Anaïs MARCHAIS / Clémence & Anaïs

Pascal ALLAIN / Alta Sails 

Les derniers lauréats ne sont pas en capacité de communiquer sur leur projet, ils ne sont donc volontairement pas cités dans cette liste.