La Bretagne célèbre le numérique avec les West Web Awards

Première cérémonie de remise des Trophées du digital, les West Web Awards, organisés par la West Web Valley. Nous avons rencontré l’un des co-fondateurs, Sébastien Le Corfec.


Actu Ouest  : Avant de parler de l’événement de jeudi soir, pouvez-vous nous
présenter votre entreprise ?

Sébastien Le Corfec : Il y a 3, 4 ans avec mes associés Charles Cabillic et Ronan Le Moal, on s’est dit qu’on allait faire bouger la Bretagne au niveau du digital. On a donc créé un accélérateur de start-up. Aujourd’hui, nous avons réussi à monter un fonds d’investissement de 33 millions d’euros. Un fonds complétement dédié à l’amorçage des start-up.

Puis, on s’est dit que ça serait bien d’avoir un bel événement comme le SXSW, le South by Southwest à Austin (Texas). Nous avons donc monté le West Web Festival ! Les Rock Star du web au cœur des Rock Star des Vieilles Charrues !

De 10h à 15h, nous faisons un focus sur les entreprises en pleine mutation digitale.


A.O : Mais alors comment en êtes-vous arrivés aux West Web Awards ?

S.LC : Avec le temps, on s’est dit que ce serait bien d’avoir un événement propre. Un événement où nous mettrions en avant les personnes physiques qui composent les start-up. Début décembre 2016, de Las Vegas, nous avons lancé la création d’une soirée avec la remise de 12 trophées, tous dans le monde du digital. Cette idée a très vite pris, puisque nous avons reçu 145 dossiers. Nous avons clos les candidatures il y a quelques jours, le 1 er février.


A.O : 145 candidats pour 12 trophées. Comment sélectionnez-vous les finalistes ?

S.LC : Nous nous sommes réunis avec les membres du jury : les trois patrons des French Tech de Bretagne (Nantes, Rennes-Saint-Malo et Brest-Lannion), Ouest-France, l’école de design de Nantes, le groupe Henaff, le magazine Bretons, Tan-ki, Tébéo, com&médias et le crédit mutuel de Bretagne. Pour chaque catégorie, nous avons retenu trois nominés.

 

Première édition des West Web Awards à Brest.

A.O : Pouvez-vous nous présenter les catégories de ces West Web Awards ?

S.LC : Il y a 12 trophées.

• Meilleur UX Designer ou WebDesigner

• Meilleur Codeur/CTO

• Meilleur Data Scientiste / Data Architect

• Meilleur WebMarketer

• Meilleur Business Developer

• Meilleur Blogger

• Meilleur YouTuber

• Meilleur Community Manager

• Meilleur CDO d’une entreprise en transition digitale

• Meilleur Team d’une startup

• Le Breton digital de l’année

• Meilleur créateur d’emploi digital de l’année

Nous avons enfin le classement final. Je ne dirai rien, mais nous avons eu des ex-aequo, et nous avons dû trancher de façon collégiale.

Pour le moment, les nominés ont été conviés à la soirée, mais personnes ne connaît encore les gagnants. Vous les découvrirez jeudi soir. Tout ce que je peux dire c’est que, comme les Oscars, les participants peuvent être nominés dans plusieurs catégories, donc ils ont la possibilité de repartir avec plusieurs prix.

 

A.O : Le trophée du Breton digital de l’année ? Kézako ?

S.LC : Ah oui ! Nous avons voulu mettre en avant le Breton qui a le plus marqué le digital en Bretagne. C’est la catégorie qui a été la plus débattue avec le jury. Nous avons pris en compte la création d’emplois et l’attraction en dehors de la région. Ce trophée est très important pour la culture d’entreprise.


A.O : C’est original, vous revendiquez une appartenance bretonne et pourtant vous utilisez l’anglais.

S.LC :[rires] En effet ! Nous voulions une marque forte. Et West Web Valley ça sonne bien en anglais. Je pense qu’une start-up ne peut pas faire un maximum de chiffre d’affaires, si elle se cantonne à la Bretagne. Il faut voir loin.

On veut mettre les talents en avant et montrer que la Bretagne est en ordre de marche sur le digital !

 

A.O : Comment va se passer la soirée West Web Awards ?

S.LC : Jeudi, la soirée débute à 18h30 au Quartz de Brest. Elle est aussi retransmise en direct sur Facebook Live.

Nous attendons environ 300 personnes, et parmi elles, des étudiants. Et nous sommes ravis de leur présence. Ils pourront découvrir la diversité des métiers du digital et peut-être que ça les inspirera pour créer une multitude de start-up. Après la cérémonie, nous verrons pour organiser un événement similaire sur Rennes ou Nantes.

Propos recueillis par Yonah Pecnard.

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