Naonext : success story d’une société nantaise

Une des particularités de ce bureau d’étude nantais : se mettre au service des Start-up désireuses de développer un produit électronique.

Benjamin Fournier, fondateur de Naonext, répond à nos questions.

[Actu Ouest] : Pouvez-vous nous rappeler rapidement quel a été votre parcours avant d’intégrer Naonext ?

[Benjamin Fournier] : Passionné de musique, j’ai fait des études d’ingénieur du son à l’ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle). Dans le cadre de mon mémoire de fin d’études, j’ai décidé de créer un contrôleur interactif nommé “Crystal Ball”. Celui-ci permet de faire de la musique avec le mouvement des bras mais aussi d’avoir un visuel et une scénographie lors de représentation. J’ai par la suite intégré l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) avant de rejoindre EuradioNantes en tant que technicien pendant deux ans. Durant tout ce temps j’ai continué à travailler sur la “Crystal Ball”. Avec mon équipe, nous avons décidé de participer au concours “Émergence” que nous avons remporté. A partir de là, nous nous sommes lancés dans cette aventure, c’est-à-dire concevoir une “Crystal Ball” industrielle et la vendre dans le monde entier. Nous avons donc créé Naonext.

[AO] : Naonext a ensuite diversifié ses produits après la Crystal Ball ?

[BF] : En effet, ce n’est qu’une partie de notre activité ! Mon collaborateur et moi-même, étant des techniciens de l’électronique, notre savoir-faire englobe tout ce qui a trait au développement technique d’un produit (étude, conception etc.). De ce fait, nous avons mis nos compétences au service d’autres entreprises (Start-up, PME etc.), et nous sommes devenus un bureau d’étude.

[AO] : Pouvez-vous nous parler d’autres projets sur lesquels vous avez travaillé ?

[BF] : Nous travaillons sur des projets de nature totalement différente, la musique avec la Crystal Ball, le vin avec le produit D-Vine ou encore sur l’automobile avec la voiture pour personne à mobilité réduite KIMSI. C’est la grande diversité de nos projets qui est une des forces de Naonext. Nous proposons aussi un service de “design to cost” qui a pour but de conseiller les entreprises qui se lancent dans l’élaboration d’un cahier des charges.

[AO] : Une voiture ? Pouvez-vous nous en dire plus ?

[BF] : La KIMSI est une voiture électrique sans permis destinée aux personnes à mobilité réduite. La grande innovation de cette voiture est qu’elle permet aux personnes en fauteuil roulant de conduire directement dans leur siège. Il n’y a plus de transfert, la voiture s’abaisse et la porte s’ouvre automatiquement. Comme avec la machine D-Vine, nous avons réalisé dans la KIMSI toute la partie électronique qui permet au produit de “vivre, comme par exemple le tableau de bord tactile et la carte électronique de contrôle permettant toute l’automatisation de la voiture à distance (abaissement de la voiture, sortie de la rampe…).

[AO] : Quelles sont les perspectives d’évolution de Naonext dans les années à venir ?

[BF] : Naonext se développe bien. Nous avons déjà recruté de nouvelles personnes et allons continuer à le faire. Nous souhaitons produire le plus possible dans l’hexagone, le made in France est pour nous une valeur très importante qu’il est nécessaire de souligner. Plusieurs autres projets sont en cours mais il est malheureusement trop tôt pour vous en parler.

[AO] : Nous vivons en ce moment la révolution numérique. Quels seront, selon vous, les innovations à suivre dans les prochaines années ?

[BF] : Pour moi, les prochaines innovations vont concerner la Smart City (NDLR : Ville dont le développement urbain s’appuie sur les nouvelles technologies). Avec les besoins d’économie d’énergie et de rationalisation de la consommation, le numérique pourra être en mesure de résoudre ou d’aider à gérer ces problèmes toujours plus présents. Une chose est sûre, les objets connectés n’ont pas fini de se développer.

Enregistrer

The following two tabs change content below.

Julien Danloup

Derniers articles parJulien Danloup (voir tous)